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Notre positionnement sur l’IA

Nous croyons que l’intelligence artificielle (IA) va nous recentrer sur ce qui ne sera jamais automatisable : l’intelligence humaine (IH)… et la qualité.

Or, au moment d’écrire ces lignes, l’IA bouscule le métier de traductrice ou de traducteur. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle malmène et pénalise le marché et les clients. Elle sacrifie la qualité à la quantité. Elle déconsidère le français (et toutes les autres langues cibles). Et aujourd’hui, elle fragilise même les emplois des traducteurs, nouveaux ou anciens, qui se demandent, les uns pourquoi ils ont fait toutes ces années d’études, et les autres s’ils auront du travail demain. En bref, l’IA inquiète.

À l’heure où la plupart font une utilisation massive, inconsidérée et irréfléchie des systèmes publics COTS de traduction en IA, souvent au mépris de la qualité de la traduction et de la sécurité des données, nous jugeons utile de faire le point sur les efforts que nous consacrons à cette question d’actualité brûlante.

Nous avons soumis tous les systèmes publics COTS de traduction en IA à des bancs d’essais comparatifs, et aucun n’a obtenu la note de passage selon nos 8 critères de qualité, ainsi que d’après les 4 normes de qualité des traductions humaines* et les 7 normes de sécurité des données** applicables à notre secteur d’activité. Certains systèmes COTS ont même obtenu la note de moins 4 sur un barème de 10 points! En fait, aucun de ces systèmes n’assure la sécurité des données des clients, ni la qualité des textes, simplement parce que ces outils sont loin d’être avancés dans leur développement et qu’ils sont commercialisés beaucoup trop tôt, mais aussi parce que dans bien des cas, ils ne sont pas conçus ni développés pour la traduction telle que nous l’exerçons dans le contexte du bilinguisme au Canada et ailleurs dans le monde, ni pour la communication en général. D’ailleurs, certains de ces systèmes ont été mis au point, non pas pour traduire des textes de qualité, ni pour bien communiquer, mais simplement pour répondre à de rudimentaires besoins en information et, dans certains cas, aux impératifs du renseignement militaire américain. (Les passages d’intérêt étaient d’abord repérés dans les textes sources, puis traduits sommairement, et enfin retraduits par des traducteurs humains.)

Nous avons donc soumis à nos bancs d’essai tous les outils publics COTS de traduction en IA offerts sur le marché.

Nos travaux de comparaison et d’essai nous permettent de tirer les conclusions suivantes :

  1. Il faut mettre en garde les clients contre l’utilisation de ces outils publics COTS de l’IA, pour des raisons de qualité et de sécurité. Tous ces outils sont sous‑développés, inaboutis et inachevés. Les traductions produites par tous ces systèmes sont de piètre qualité. Les données des clients ne sont pas protégées. L’utilisation non sécurisée de ces outils d’IA en traduction comporte des risques majeurs : compromission et fuitage des données, et baisse marquée de la qualité. De plus, nombreux sont les cas dans lesquels ces outils publics COTS « ne comprennent pas » les notions de base, surtout parce que leurs concepteurs ne connaissent pas ces notions ou ne savent pas les reconnaître, ce qui contredit le sens du message et trompe le lecteur.
  2. Il n’y a pas d’économies ni de gains de temps à réaliser grâce aux systèmes COTS de traduction en intelligence artificielle lorsque l’objectif est de produire rapidement des textes de qualité. C’est ce que nous avons constaté sur nos bancs d’essai. La post-édition amène les traducteurs à devoir remanier considérablement, voire refaire les textes de l’IA, ce qui finit par coûter plus cher que la traduction. Et lorsque cette post-édition n’est pas faite, ce qui est très souvent le cas, la qualité est loin d’être au rendez-vous.
  3. Il est possible de réaliser des économies et des gains de temps considérables sans sacrifier la qualité des traductions ni la sécurité des données. Nous invitons le lecteur à lire sur ce site la rubrique NOTRE OUTIL d’IH-IA pour savoir comment obtenir des résultats qui répondent aux impératifs de qualité des textes et de sécurité des données.
  4. Tous ces outils publics COTS sont loin d’être au point et sont purement expérimentaux et spéculatifs. Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les licornes de ce monde investissent des sommes colossales (plus de 800 milliards de dollars US au moment d’écrire ces lignes) dans l’expérimentation de ces outils, qu’elles doivent vite nous vendre sous forme de licences pour amortir tous ces investissements.

* Normes de contrôle et d’assurance de la qualité : ISO 17100:2015, CAN-CGSB/131.10, ISO 9001 et EN 15038.
** Normes et recommandations sur la protection et la sécurité des données : 1. International Organization for Standardizations and International Electrotechnical Commission : Code of Practice for Information Security Controls Cloud Services (ISO/IEC 27017); 2. Cloud Security Alliance – Cloud Controls Matrix (CSA-CCM) – CSA-STAR Attestation; 3. Payment Card Industry Data Security Standard (PCI-DSS); 4. National Institute of Standards and Technology (NIST) Special Publication 800-53 (NIST-SP 800-53) – Moderate Security Controls; 5. Federal Risk and Authorization Management Program – Moderate Security Controls (FedRAMP-Mod); 6. NIST Cybersecurity Framework (CSF 2.0); 7. Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) : Cyber Security Self-Assessment Guidance – Maturity Score Scale (Norme canadienne).

INFOMONDE INC.
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